Cybersécurité, technologies et solutions de sécurité

Les solutions de cybersécurité
La cybersécurité est devenue un enjeu majeur pour les entreprises de toutes tailles. En 2023, les cyberattaques ont coûté plus de 6 000 milliards de dollars à l'économie mondiale, et près de 43% des attaques ciblaient les PME *, souvent moins bien protégées. Les ransomwares, par exemple, peuvent paralyser des infrastructures critiques, comme ce fut le cas pour l'attaque WannaCry, qui a touché des hôpitaux et des entreprises à travers le monde.
Le présent chapitre fournit une vue d'ensemble des technologies et solutions de sécurité essentielles pour protéger les entreprises. Nous aborderons la protection des infrastructures, la sécurité des données, des applications et des terminaux, en fournissant des meilleures pratiques et des exemples concrets pour chaque domaine. En adoptant ces outils et technologies, votre entreprise peut se défendre plus efficacement contre les menaces actuelles et futures de cyberattaques.
Sommaire
01 - Comment protéger vos infrastructures ?
La protection des infrastructures est un pilier fondamental de la cybersécurité des entreprises. Elle consiste à sécuriser les systèmes, réseaux et dispositifs qui forment la colonne vertébrale des opérations informatiques d'une entreprise. Dans un contexte où les cybermenaces se multiplient (on constate même un regain du nombre d’attaques par rançongiciel contre des organisations françaises, selon l’ANSSI) et se complexifient, les entreprises doivent faire face à des attaques ciblant leurs infrastructures. Les conséquences d'une faille peuvent être dévastatrices : interruption des services, vol de données sensibles, pertes financières considérables, sans oublier atteinte à la réputation de l'entreprise.
Les infrastructures sont souvent les premières cibles des cyber attaquants, et c’est là un problème central.
Un pare-feu mal configuré, un antivirus obsolète ou une absence de systèmes de détection et de prévention d'intrusion (IDS/IPS) offrent une porte d'entrée aux cybercriminels.
La protection des infrastructures vise à empêcher ces intrusions en mettant en place des barrières solides et en surveillant constamment les activités suspectes. Elle comprend l'utilisation de pare-feu, d'antivirus, de systèmes de détection d'intrusion (IDS) et de systèmes de prévention d'intrusion (IPS), chacun jouant un rôle crucial pour créer un environnement sécurisé.
Dans ce chapitre, nous explorerons en détails ces technologies et solutions, en fournissant des exemples concrets et des meilleures pratiques pour aider les entreprises à renforcer la sécurité de leurs infrastructures.
Le pare-feu ou firewall
Qu’est-ce qu’un pare-feu et pourquoi c’est essentiel en cybersécurité ?
Les pare-feu ou firewalls sont des dispositifs de sécurité essentiels conçus pour surveiller et contrôler le trafic réseau entrant et sortant en fonction de règles de sécurité prédéfinies. Ils agissent comme une barrière entre les réseaux internes sécurisés et les réseaux externes non sécurisés, tels qu'Internet, protégeant ainsi les systèmes d'information contre les accès non autorisés et les cyberattaques.
Les différents types de pare-feu
- Les pare-feu matériels sont des dispositifs physiques installés entre les réseaux interne et externe, offrant une protection robuste et une gestion centralisée.
- Les pare-feu logiciels sont des applications installées sur des ordinateurs individuels ou des serveurs, idéales pour les réseaux de petite taille ou les utilisateurs individuels.
- Les pare-feu de nouvelle génération (NGFW) combinent les capacités traditionnelles des pare-feu avec des fonctionnalités avancées telles que l'inspection approfondie des paquets, la détection et la prévention des intrusions (IDP) et le filtrage des applications. Certains incluent également des fonctionnalités de protection contre les menaces avancées (ATP).

Les bonnes pratiques à adopter pour bien déployer des firewalls
Tout d'abord, il est essentiel de définir des règles de sécurité claires et précises, adaptées aux besoins spécifiques de votre entreprise. Ensuite, il faut régulièrement mettre à jour ces règles et les dispositifs pour répondre aux nouvelles menaces. L'intégration des pare-feu avec d'autres solutions de sécurité, telles que les systèmes de détection d'intrusion (IDS) et les systèmes de prévention d'intrusion (IPS), est également recommandée pour une protection renforcée.
Nos conseils pour mettre en place des pare-feu
- Commencez par segmenter votre réseau pour limiter les mouvements latéraux des attaquants en cas de compromission ;
- Ensuite, surveillez en continu logs et alertes pour détecter rapidement toute activité suspecte ;
- Enfin, réalisez des tests réguliers pour vous assurer de l'efficacité de vos pare-feu.
- Il est également conseillé de former votre personnel à l'importance des règles de sécurité et à leur rôle dans la protection du réseau.
Quels sont les pare-feu les plus utilisés ?
Parmi les produits les plus utilisés, on trouve les pare-feu matériels comme ceux de Cisco et Fortinet, les pare-feu logiciels comme ceux de ZoneAlarm et les NGFW comme ceux de Palo Alto Networks et Check Point.
Comment choisir un antivirus ?
Revenons aux fondements des antivirus : définition et fonctionnalités
Les antivirus sont des logiciels de sécurité indispensables conçus pour détecter, prévenir et éliminer les logiciels malveillants tels que les virus, les vers, les chevaux de Troie, les ransomwares et autres menaces.
Les antivirus jouent un rôle crucial dans la cybersécurité des entreprises. Pourquoi sont-ils si importants ? Parce qu’ils protègent vos systèmes informatiques contre les cyberattaques, pour vous éviter des conséquences fâcheuses comme des pertes financières, des vols de données et des interruptions d'activité.
Comprendre les différents types d’antivirus
- Les antivirus traditionnels effectuent des analyses régulières des fichiers et des programmes sur un appareil pour repérer les signatures de virus connus.
- Les antivirus basés sur le cloud ou Antivirus nextgen - autrement NGAV ou EPP utilisent la puissance de calcul en ligne pour analyser les fichiers en temps réel, offrant une protection rapide et efficace avec une moindre utilisation des ressources locales.
- Les suites de sécurité complètes intègrent des fonctionnalités supplémentaires telles que les pare-feu, la protection des emails, le contrôle parental et la protection des transactions en ligne, fournissant une solution de sécurité globale ; telle la solution SFR Business mentionnée plus haut.
À quoi servent ces antivirus ?
Les principales fonctionnalités des antivirus sont au nombre de quatre : la détection et la suppression des logiciels malveillants, la mise en quarantaine des fichiers suspects, et la protection proactive contre les nouvelles menaces (grâce à des mises à jour fréquentes des bases de données de signatures de virus).
Leur rôle dans la protection des systèmes est déterminant, car ils constituent une première ligne de défense contre les attaques, empêchant les malwares de pénétrer et de se propager dans vos réseaux informatiques.

Comment bien choisir et gérer vos antivirus ?
Afin d’opter pour une solution antivirus efficace et surtout adaptée à votre entreprise, vous devez avant tout évaluer ses besoins spécifiques, vérifier la compatibilité avec son infrastructure existante et opter pour des solutions offrant une gestion centralisée et des rapports détaillés.
Une mise à jour des logiciels et une configuration d'analyses automatiques régulières, ainsi que la formation de votre personnel à la reconnaissance des signes d'infection et aux protocoles de sécurité sont les composantes clés d’une sécurisation numérique optimale.
Ces trois étapes clés pour bien mettre en œeuvre vos antivirus
- L'intégration des solutions antivirus avec d'autres outils de sécurité ;
- La réalisation de tests réguliers pour vérifier l'efficacité de la protection ;
- La surveillance continue des alertes et incidents de sécurité.
Prenons par exemple une entreprise de services financiers : on estime qu’elle peut réduire les incidents de malware de 85 % en déployant une solution antivirus basée sur le cloud, combinée à une formation continue de son personnel. D’ailleurs, l’Union Européenne porte une attention toute particulière aux établissements financiers et dès 2023, la réglementation DORA (Digital Operational Resilience Act*) est entrée en vigueur, visant à renforcer la cybersécurité de ce secteur d’activité. Sa conformité sera obligatoire à partir du 17 janvier 2025.
Quels sont les antivirus les plus utilisés ?
Parmi les produits les plus prisés, on trouve Bitdefender, Norton, McAfee, Kaspersky et Sophos.
En utilisant des solutions antivirus robustes, votre entreprise protégera efficacement ses systèmes contre les logiciels malveillants et réduira les risques de cyberattaques.
* Règlement sur la résilience opérationnelle numérique
Détectez et prévenez les intrusions grâce aux IDS et aux IPS
Systèmes de détection d’intrusion (IDS) et systèmes de prévention d’intrusion (IPS), quelle différence ?
Tous deux sont des technologies de cybersécurité conçues pour identifier et réagir aux activités suspectes sur un réseau informatique.
- Un IDS surveille le trafic réseau à la recherche de comportements anormaux ou de signatures connues de menaces et génère des alertes lorsqu'une intrusion est détectée.
- Un IPS non seulement détecte les intrusions, mais agit également pour bloquer ou empêcher ces menaces en temps réel.
À quoi servent ces systèmes IDS et IPS ?
Ces systèmes sont essentiels dans la défense en profondeur de votre activité. Il est nécessaire d’adopter une stratégie de sécurité qui utilise plusieurs couches de protection pour protéger ses ressources informatiques.
Les IDS et IPS jouent un rôle clé grâce à une couche de surveillance et de réponse qui peut identifier les menaces que d'autres mesures de sécurité, comme les pare-feu et les antivirus, pourraient ne pas détecter.
Leur capacité à offrir une visibilité sur les activités malveillantes permet une réponse rapide et efficace aux incidents de sécurité.

Pourquoi les fonctionnalités des IDS et IPS font la différence ?
Les fonctionnalités des IDS incluent l'analyse des paquets réseau, la détection d'anomalies, et la génération d'alertes de sécurité.
Les IPS, quant à eux, peuvent bloquer le trafic malveillant, appliquer des correctifs automatiques et isoler les systèmes compromis pour éviter la propagation des menaces.
Le choix et la gestion des solutions IDS et IPS dépendent des besoins spécifiques de votre entreprise, de la complexité de votre réseau et de vos ressources disponibles. Il est fondamental de sélectionner des solutions offrant une couverture complète, une faible latence et une intégration facile avec les autres outils de sécurité.
Nos bonnes pratiques et conseils pour déployer IDS et IPS
Pour un déploiement efficace, il est recommandé de positionner ces systèmes à des points stratégiques du réseau, comme les passerelles de périmètre et les segments critiques du réseau interne.
Trois des meilleures pratiques à appliquer
- la mise à jour régulière des signatures de menaces :
- la configuration appropriée des politiques de détection et de réponse
- la surveillance continue des alertes générées.
Pour une mise en œuvre efficace, nous vous conseillons de réaliser des évaluations régulières de la performance des systèmes, d’ajuster vos seuils de détection pour réduire les faux positifs, et, ne l’oublions pas, de former votre personnel à la gestion des alertes de sécurité.
Quels sont les IDS et IPS les plus utilisés ?
Parmi les produits les plus utilisés, on trouve les solutions IDS et IPS de Cisco, Snort (une solution open source très appréciée), Palo Alto Networks et Check Point.
SFR Business, soucieux de protéger ses clients professionnels au maximum, a bien entendu intégré des IDS et IPS dans ses solutions de cyber sécurité.
02 - Une protection technologique devenue incontournable : la sécurisation des données
La sécurité des données est une problématique centrale dans la cybersécurité des entreprises. Avec la multiplication des cyberattaques et des violations de données, protéger vos informations sensibles s’impose pour éviter pertes financières, dommages à la réputation et sanctions réglementaires.
Pour que vos données soient sécurisées, il faut prendre toutes les mesures pour vous protéger contre les accès non autorisés, les altérations et les destructions. Cette mesure de protection fait vraiment partie de la stratégie globale de cybersécurité des entreprises, assurant la confidentialité, l'intégrité et la disponibilité des informations critiques.
Dans ce chapitre nous aborderons plusieurs aspects clés de la sécurité des données incluant le cryptage, le contrôle d’accès et la gestion des identités et des accès (IAM).
Le cryptage des données
Le cryptage des données transforme des informations en un format illisible pour quiconque ne disposant pas de la clé de déchiffrement appropriée. Cette technique est essentielle pour protéger la confidentialité et l'intégrité de vos données, qu'elles soient en transit ou au repos. Le cryptage empêche les cybercriminels d'accéder et d'exploiter les informations sensibles, même s'ils parviennent à pénétrer les systèmes de sécurité.
Deux principaux types de cryptage de données
- Le cryptage symétrique utilise la même clé pour chiffrer et déchiffrer les données, offrant ainsi une méthode rapide et efficace pour protéger les informations.
- Le cryptage asymétrique utilise une paire de clés, une publique pour le chiffrement et une privée pour le déchiffrement, apportant une sécurité renforcée. Son coût de performance est légèrement plus élevé.
Comment mettre en œuvre le cryptage de vos données ?
Pour une mise en œuvre efficace et une bonne gestion du cryptage de vos données, il est conseillé d'effectuer des audits réguliers de la sécurité des clés et des processus de cryptage.
Les entreprises doivent également former leur personnel à la manipulation sécurisée des données cryptées et à l'importance de maintenir les logiciels de cryptage à jour pour se protéger contre les nouvelles vulnérabilités.
L'intégration de solutions de cryptage avec les systèmes existants doit être réalisée avec soin pour minimiser l'impact sur la performance et l'expérience utilisateur.

Les trois étapes d’une mise en œuvre optimale du cryptage de vos données
- D’abord, utilisez des protocoles de cryptage éprouvés comme AES (Advanced Encryption Standard) pour le cryptage symétrique et RSA pour le cryptage asymétrique.
- Ensuite, gérez des clés de cryptage de manière sécurisée, avec des solutions de gestion des clés pour éviter les fuites et les pertes de clés.
- Enfin, chiffrez des données à la fois en transit (via SSL/TLS pour les communications réseau) et au repos (sur les disques et les bases de données).
Ces produits les plus utilisés pour le cryptage des données
Parmi ceux-ci, on trouve BitLocker (Microsoft), VeraCrypt, OpenSSL, et les solutions de gestion de clés comme AWS Key Management Service (KMS) et Google Cloud Key Management.
Les technologies et outils les plus utilisés pour l’IAM
Parmi les produits les plus utilisés pour IAM, on trouve Microsoft Azure Directory, Okta, IBM Verify, et SailPoint.
Le contrôle d’accès
Le contrôle d'accès regroupe un ensemble de mécanismes et de politiques destinés à gérer et restreindre l'accès aux ressources informatiques, et ce, en fonction de l'identité de l'utilisateur et de ses permissions. Ce contrôle joue un rôle capital dans la sécurité des données, en empêchant les accès non autorisés et en protégeant les informations sensibles des menaces internes et externes.
Avec une mise en place de règles d'accès claires, votre entreprise peut garantir que seules les personnes autorisées accèdent aux systèmes et aux données critiques.
Deux types de contrôle d’accès très courants
- Le RBAC (Role-Based Access Control*) attribue des permissions aux utilisateurs en fonction de leurs rôles dans l'organisation, et simplifie ainsi la gestion des autorisations.
- L'ABAC (Attribute-Based Access Control**), en revanche, accorde des accès basés sur un ensemble d'attributs comme l'heure, le lieu, le niveau de sécurité, et le type de tâche à accomplir, offrant ainsi une granularité et une flexibilité accrues.
Comment mettre en place vos contrôles d’accès ?
Pour une mise en œuvre efficace et une bonne gestion de votre contrôle d'accès, il est recommandé d'utiliser des solutions de gestion des identités et des accès (IAM) qui vous offrent des fonctionnalités centralisées pour gérer les permissions.
L'intégration des systèmes de contrôle d'accès avec des annuaires d'entreprise comme Active Directory peut également simplifier la gestion et l'automatisation des processus d'accès.
Notez que l’intégration de l'authentification multifactorielle (MFA) ajoute une couche supplémentaire de sécurité en vérifiant l'identité des utilisateurs selon diverses méthodes.
Les trois étapes d’une mise en œuvre optimale du contrôle d’accès
Puis maintenez à jour les listes d'utilisateurs et de rôles :
Ces technologies sont les plus utilisées pour le contrôle d’accès
Parmi les produits les plus utilisés pour le contrôle d'accès, on trouve Microsoft Azure Active Directory, Okta, IBM Security Identity Governance and Intelligence, et SailPoint.
SFR Business n’a bien sûr pas omis d’inclure des solutions de contrôle d'accès pour ses clients professionnels, avec notamment des services de gestion des identités et des accès (IAM) pour renforcer la sécurité des données et des systèmes.
* Contrôle d’accès basé sur les rôles
** Contrôle d'accès basé sur les attributs
La gestion des identités et des accès (IAM)
En outre, la gestion des identités et des accès (IAM pour Identity and Access Management) constitue un cadre de politiques et de technologies visant à garantir que les bonnes personnes aient accès aux bonnes ressources au bon moment, pour les bonnes raisons.
Elle joue un rôle essentiel dans la cybersécurité de votre entreprise en protégeant les informations sensibles contre les accès non autorisés et en assurant la conformité aux réglementations.
L’IAM permet ainsi de gérer les identités numériques et de contrôler les accès aux systèmes et aux données de manière sécurisée et efficiente.
Trois types de solutions IAM que vous trouverez couramment
Parmi les divers types de solutions IAM, les plus courantes sont les systèmes de gestion des identités (IDM), les systèmes de gestion des accès (AM), et les systèmes de gouvernance des identités (IGA)
- Les systèmes IDM se concentrent sur la création, la gestion et la suppression des identités utilisateur ;
- Les systèmes AM gèrent les permissions et les accès des utilisateurs aux ressources spécifiques ;
- Les systèmes IGA ajoutent des fonctions de surveillance et de conformité, garantissant que les politiques d'accès sont respectées.

Comment mettre en place des solutions IAM dans votre entreprise ?
Pour une mise en œuvre efficace et une bonne gestion de l'IAM, il est recommandé de commencer par une évaluation des besoins de votre organisation, et de choisir des solutions adaptées à la taille et à la complexité de l'infrastructure.
L'automatisation des processus de gestion des identités, tels que l'approvisionnement et le retrait des comptes utilisateur, peut réduire les erreurs humaines et améliorer l'efficacité.
Une surveillance en continu des activités des utilisateurs pour détecter et réagir rapidement aux comportements suspects est fortement recommandée.
Les étapes décisives d’une mise en œuvre optimale de vos solutions IAM
03 - La sécurité des applications, si souvent ciblées par les cyber attaques
Avec l'augmentation de la complexité et de l'interconnectivité des systèmes d'information, les applications représentent des vecteurs d'attaque potentiels. En effet, les cybercriminels cherchent à exploiter les vulnérabilités pour accéder à des données sensibles, perturber les opérations ou compromettre la sécurité globale de l'entreprise.
La problématique centrale ici réside dans le fait que même une petite faille dans une application peut servir de porte d'entrée à des attaques majeures, mettant en péril l'ensemble de l'infrastructure informatique
Ce que l’on entend vraiment derrière “sécurité” des applications ?
La sécurité des applications consiste à intégrer des mesures de protection tout au long du cycle de vie des logiciels, depuis leur conception jusqu'à leur déploiement et leur maintenance. L’expression “sécurité des applications” revêt, en cybersécurité, trois aspects principaux : les tests de sécurité, le développement sécurisé et la sécurité des API. Détaillons ces trois points ci-dessous.

Les tests de sécurité
Notre définition des tests de sécurité
Les tests de sécurité sont des évaluations systématiques des systèmes informatiques, des applications et des réseaux pour identifier et corriger les vulnérabilités exploitables par des cyber attaquants.
Pourquoi sont-ils essentiels ? Parce qu’ils démontrent une capacité à prévenir les incidents de sécurité en détectant les failles avant qu'elles ne soient utilisées pour des attaques.
Les tests de sécurité réguliers permettent à votre entreprise de maintenir un niveau élevé de protection et de se conformer aux normes de sécurité et aux réglementations.
Ces deux tests de sécurité sont les plus courants
Voici quelques “bonnes pratiques” pour un déploiement efficace des tests de sécurité :
- La planification régulière des tests,
- La mise à jour continue des outils de test pour inclure les nouvelles menaces,
- L'intégration des tests dans le cycle de développement logiciel (SDLC).
- Les entreprises doivent également s'assurer que les tests couvrent l'ensemble de l'infrastructure, y compris les applications web, les bases de données et les réseaux internes.
Deux conditions pour une mise en œuvre des tests de sécurité réussie
Quelles sont les meilleures technologies pour les tests de sécurité ?
Parmi les produits les plus prisés pour effectuer des tests de sécurité, on trouve des outils comme le scanner de vulnérabilités de Nessus, OpenVAS de Kali Linux, le pentest Metasploit, Burp Suite Professional et Qualys.
La prudence étape par étape avec le développement sécurisé
Le développement sécurisé, c’est quoi ?
Le développement sécurisé est une approche méthodique pour intégrer des mesures de sécurité à chaque étape du cycle de vie du développement logiciel (SDLC). Les principes de base du développement sécurisé reposent sur la conception sécurisée, la rédaction de code sûr, des tests de sécurité continus et la maintenance proactive de vos logiciels.
L'objectif est d'identifier les vulnérabilités de cybersécurité de votre entreprise dès le départ, et prévenir plutôt que de devoir corriger après coup. Ce qui peut se révéler plus coûteux et … complexe.

Les trois meilleures pratiques en matière de développement sécurisé
Ces bonnes pratiques pour intégrer la sécurité dans le SDLC comprennent :
Notez qu’il est décisif de former les développeurs aux principes de codage sécurisé et de promouvoir une culture de sécurité au sein des équipes de développement.
Comment implémenter le développement sécurisé ?
Pour une mise en œuvre efficace et une bonne gestion du développement sécurisé, les éléments suivants doivent être réunis :
- Définissez des politiques de sécurité claires ;
- Établissez des processus de révision et d'approbation, ;
- Maintenez une documentation complète des mesures de sécurité.
Évidemment, la collaboration entre les équipes de développement, de sécurité et d'opérations est essentielle. Vous vous assurez d’autant mieux que les pratiques de sécurité sont suivies et que les vulnérabilités sont traitées rapidement.
Quels outils sont les plus utilisés en matière de développement sécurisé ?
Parmi les produits les plus utilisés pour le développement sécurisé, on trouve des outils tels que OWASP ZAP, SonarQube, Checkmarx, Veracode SAST et OpenText Fortify (parmi tant d’autres).
Pourquoi faut-il sécuriser vos API ?
Que sont ces interfaces de programmation applicative (API) et pourquoi les protéger absolument ?
Les API (interfaces de programmation applicative) permettent aux applications de communiquer entre elles, facilitant l'échange de données et la fonctionnalité entre divers systèmes. Cependant, en tant que points d'interaction externes, elles sont également des cibles privilégiées pour les cyberattaques. La sécurité des API est donc essentielle pour protéger les données et les services qu'elles exposent.
Il faut savoir que les failles dans une API peuvent entraîner des violations de données massives, des interruptions de service et des accès non autorisés à des systèmes critiques ; autrement dit, tous les ingrédients pour donner à des hackers les clés d’une cyber attaque réussie ! En effet, des API non sécurisées ouvrent la porte à des attaquants pour contourner les mesures de sécurité traditionnelles et atteindre directement les infrastructures technologiques de votre entreprise.

Comment sécuriser des API ?
Les méthodes pour sécuriser les API incluent quatre pratiques clés :
Trois bonnes pratiques prépondérantes pour sécuriser des API
Pour une mise en œuvre efficace et une bonne gestion de la sécurité des API, il est conseillé d’adopter les actions suivantes :
- D'abord, documentez et inventoriez toutes les API déployées, en assurant une surveillance continue et des mises à jour régulières.
- Ensuite, intégrez les tests de sécurité dans le cycle de développement pour détecter et corriger les vulnérabilités dès les premières phases.
- Il est également essentiel de mettre en place une surveillance et une journalisation robustes pour détecter les activités suspectes et répondre rapidement aux incidents.
Les meilleures technologies pour la sécurisation des API
Parmi les produits les plus utilisés pour la sécurité des API, on trouve Apigee (Google Cloud), API Gateway (Amazon AWS), Kong, WSO2 API Manager et Azure API Management (Microsoft).
04 - Les terminaux, autant de points d’accès à protéger
La protection des terminaux est le quatrième pilier dans une stratégie globale de cybersécurité de votre entreprise. Face à l’augmentation exponentielle des appareils connectés et du travail à distance, les terminaux de votre personnel, qu'il s'agisse d'ordinateurs portables, de smartphones ou de tablettes, deviennent des cibles privilégiées pour les cyberattaques.
De fait, adopter des mesures de sécurité robustes pour protéger ces points d’accès critiques devient une mission prioritaire du DSI.
Mais la problématique de la protection des terminaux s’inscrit dans un cadre plus large, où chaque composante de l'infrastructure informatique doit être sécurisée.
Car ces terminaux sont souvent le maillon faible : directement exposés aux utilisateurs finaux, ils sont donc plus susceptibles d’être compromis par des cybermenaces telles que les malwares, les ransomwares et les attaques de phishing. La protection efficace de vos terminaux nécessite une approche multi-facettes, dont la mise en place de technologies avancées, de politiques de sécurité strictes et d'une vigilance constante.
Ce chapitre explore en profondeur les deux stratégies trois pour renforcer la sécurité des terminaux : la solution EDR, le protocole de zéro trust et les technologies SD-WAN
La solution EDR pour stopper les attaques les plus avancées
Les technologies EDR - pour Endpoint Protection & Response - permettent une gestion sécurisée et optimisée des terminaux tout en s’assurant que les connexions entre les terminaux et les ressources de l’entreprise sont toujours protégées et performantes.
Qu'est-ce que l'EDR ?
L'EDR (Endpoint Detection and Response) est une technologie qui simplifie la gestion et la protection des terminaux en surveillant en continu les activités suspectes et en répondant aux menaces en temps réel. Contrairement aux solutions de sécurité traditionnelles qui se concentrent principalement sur la prévention, l'EDR se concentre sur la détection et la réponse aux incidents de sécurité.
Cette approche permet une visibilité accrue, une meilleure détection des menaces et une réponse rapide aux incidents pour votre organisation. Selon Gartner, cette solution peut réduire de 50% le temps de détection et de réponse aux incidents de sécurité.
Pourquoi l'EDR est-il essentiel pour vos terminaux ?
L'EDR offre une surveillance continue et une réponse rapide aux menaces, entre les utilisateurs finaux et les ressources de l'entreprise. En résumé, l'EDR permet de gérer de manière centralisée la sécurité des terminaux, tout en garantissant que les terminaux soient toujours protégés contre les menaces, peu importe où ils se trouvent. De plus, il facilite la mise en place de politiques de sécurité cohérentes et la surveillance en temps réel des activités suspectes.

Le rôle de l'EDR dans la prévention des cyberattaques
L'EDR joue un rôle fondamental dans la prévention des cyberattaques, y compris face aux ransomwares. En surveillant en continu les activités des terminaux et en appliquant des politiques de sécurité strictes, l'EDR limite la propagation des malwares et garantit la protection des terminaux contre les accès non autorisés.
Par exemple, si votre entreprise utilise une solution EDR avec des fonctionnalités d'analyse comportementale, elle peut détecter et isoler rapidement un terminal compromis, empêchant ainsi le ransomware de se propager à d'autres parties du réseau.
Comment fonctionne un EDR
Un EDR se distingue par ses capacités de détection, d’investigation et de remédiation.
L'EDR (Endpoint Detection & Response) offre une protection avancée pour les terminaux. Il surveille en permanence et collecte des données pour repérer les tentatives d'attaques. Ensuite, il analyse ces données pour identifier les anomalies. Enfin, l'EDR fournit les informations nécessaires pour neutraliser la menace et empêcher toute future infection :
- Détection
L’EDR surveille et collecte en continu les données provenant des équipements, tels que les journaux d’événements, les tentatives d’authentification, et les applications et services exécutés. Cela permet de détecter les tentatives d’attaques et les exploitations de failles. - Investigation
Les données collectées sont ensuite envoyées au moteur d’analyse de la solution EDR. Grâce à des algorithmes et des techniques de machine learning, ce moteur analyse les données pour mettre en évidence des comportements anormaux ou des irrégularités de fonctionnement. La solution EDR est capable d'apprendre en continu et de corréler des données provenant de différentes sources. - Remédiation
Une fois les menaces identifiées par la plateforme EDR, des informations sur les menaces sont renvoyées à l’agent présent sur tous les équipements. Cela permet de stopper la menace à la source et de prévenir toute tentative d’infection. Par exemple, l'EDR peut isoler temporairement un équipement du reste du réseau pour empêcher la propagation d’un malware.
le XDR, la version étendue de l'EDR
L'XDR (Extended Detection and Response) va au-delà des capacités de l'EDR en intégrant et en corrélant les données de sécurité provenant de multiples sources, telles que les endpoints, les réseaux, les serveurs et les applications cloud. Alors que l'EDR se concentre principalement sur la détection et la réponse aux menaces au niveau des terminaux, l'XDR offre une vision plus holistique de la sécurité en unifiant les informations de divers points de contrôle. Cette approche permet une détection plus précise des menaces et une réponse plus rapide et coordonnée aux incidents de sécurité.
L'XDR est particulièrement pertinent dans le cadre de l'utilisation d'un NextGen SOC (Security Operations Center) car il permet une gestion centralisée et automatisée des incidents de sécurité. En intégrant l'XDR dans un NextGen SOC, les entreprises peuvent bénéficier d'une visibilité accrue sur l'ensemble de leur environnement IT, d'une meilleure corrélation des événements de sécurité et d'une réponse plus efficace aux menaces.
Le NextGen SOC utilise des technologies avancées telles que l'intelligence artificielle et le machine learning pour analyser les données en temps réel, identifier les comportements anormaux et automatiser les réponses aux incidents. Cela permet aux équipes de sécurité de se concentrer sur les menaces les plus critiques et de réduire le temps de réponse aux incidents.
La protection de Zero Trust
Le modèle de Zero Trust, basé sur le principe de ne jamais faire confiance par défaut, implique une vérification rigoureuse de chaque accès et une segmentation des réseaux pour limiter les mouvements latéraux en cas de brèche.
Définition des protections Zero Trust
Le modèle de sécurité Zero-Trust repose sur un principe fondamental : ne jamais faire confiance, toujours vérifier.
Contrairement aux approches traditionnelles qui considèrent que tout ce qui est à l'intérieur du périmètre réseau de l'entreprise est digne de confiance, le Zero-Trust part du postulat que les menaces peuvent aussi bien provenir de l'intérieur que de l'extérieur. Ainsi, chaque tentative d'accès, issue d'un utilisateur, d'un terminal ou d'une application, doit être authentifiée, autorisée et continuellement validée avant que l'accès ne soit accordé.
L’approche Zero-Trust dans la protection des terminaux est centrale, car les terminaux sont souvent les points d'entrée des cyberattaques en raison de leur utilisation fréquente et de leur exposition à des environnements potentiellement non sécurisés. Si votre entreprise adopte un modèle Zero-Trust, elle minimise alors les risques associés à ces points d'accès, via des contrôles de sécurité stricts et une surveillance continue des activités.

Les différents types de protection Zero-Trust
- La micro-segmentation : On divise le réseau en segments plus petits pour limiter les mouvements latéraux des attaquants une fois qu'ils ont pénétré le périmètre.
- Authentification multifactorielle (MFA) : On utilise plusieurs méthodes de vérification (mot de passe, token, biométrie) pour confirmer l'identité des utilisateurs avant de leur accorder l'accès.
- Contrôle d'accès basé sur les rôles (RBAC) : On accorde des permissions en fonction des rôles des utilisateurs au sein de l'organisation, limitant ainsi l'accès aux informations sensibles.
- Surveillance continue et analyse comportementale : On utilise des outils d'analyse pour surveiller en temps réel les activités des utilisateurs et détecter les comportements anormaux.
- Chiffrement de bout en bout : On protège les données en les cryptant pendant leur transmission et leur stockage pour éviter toute interception ou exfiltration.
Comment le modèle Zero-Trust prévient particulièrement les ransomwares ?
Le modèle Zero-Trust peut jouer un rôle crucial dans la prévention des ransomwares. En limitant l'accès aux ressources uniquement aux utilisateurs et terminaux authentifiés et autorisés, et en surveillant continuellement les activités pour détecter tout comportement anormal, les entreprises peuvent réduire considérablement le risque d'infiltration par des ransomwares. Par exemple, la micro-segmentation peut empêcher un ransomware de se propager au-delà du terminal initialement infecté.
Cinq pratiques clés pour le déploiement des protections Zero-Trust
- Afin de bien comprendre les flux de données et les points de connexion pour définir des zones de sécurité, commencez par cartographier l’architecture réseau.
- Ensuite, il vous faut implémenter l'authentification multi-facteur, c'est-à-dire intégrer des solutions MFA à tous les points d'accès critiques.
- En outre, appliquez le principe du moindre privilège, autrement dit, limitez les permissions des utilisateurs à ce qui est strictement nécessaire pour leurs fonctions.
- Il est aussi recommandé d’utiliser des outils de surveillance en temps réel ; ce qui permet de déployer des systèmes capables de surveiller et d'analyser les comportements des utilisateurs et des terminaux à l’instant T.
- Enfin, comme toujours, la formation du personnel de votre entreprise constitue un point primordial. N’hésitez pas à lui offrir une formation continue sur les bonnes pratiques de sécurité et l'importance du modèle Zero-Trust.
Nos conseils pour une mise en œuvre efficace
D’abord, adoptez une approche progressive. En l’occurrence, assurez-vous de commencer par les segments les plus critiques du réseau avant d'étendre la protection Zero-Trust à l'ensemble de l'organisation.
Ensuite, intégrez les outils de sécurité existants, et vérifiez en particulier que les solutions Zero-Trust fonctionnent harmonieusement avec les infrastructures de sécurité déjà en place dans votre entreprise.
Il est par ailleurs idéal d’automatiser le plus possible afin d’éviter les erreurs humaines (oublis, congés de la personne “en charge”, etc.). Le recours à des outils d'automatisation pour gérer les politiques de sécurité et les réponses aux incidents est incontournable.
Dernier conseil : effectuez des audits réguliers pour vous assurer que les politiques de Zero-Trust sont toujours correctement appliquées – et efficaces.
Quelles technologies sont les plus utilisées ?
Les outils de Zero-Trust sont très nombreux. Mais parmi les plus utilisés, citons :
L'approche Zero Trust Network Access (ZTNA)
Le Zero Trust et le Zero Trust Network Access (ZTNA) sont deux concepts clés dans la sécurisation des réseaux modernes, mais ils diffèrent par leur portée et leur application. Le Zero Trust est une philosophie de sécurité qui repose sur le principe que rien ni personne ne doit être automatiquement considéré comme fiable, qu'il s'agisse d'utilisateurs, de dispositifs ou de réseaux. Chaque tentative d'accès doit être vérifiée et validée, indépendamment de l'origine de la demande.
En revanche, le ZTNA est une application spécifique de cette philosophie, focalisée sur le contrôle des accès réseau. Le ZTNA assure que chaque connexion au système d'information de l'entreprise est minutieusement vérifiée avant d'être autorisée, et ce contrôle est renouvelé à chaque tentative d'accès.
La solution SD-Wan, une révolution !
Les technologies SD-WAN, quant à elles, permettent une gestion sécurisée et optimisée des réseaux tout en s’assurant que les connexions entre les terminaux et les ressources de l’entreprise sont toujours protégées et performantes.
Mieux comprendre le SD-Wan
Le SD-WAN (Software-Defined Wide Area Network*) est une technologie qui simplifie la gestion et le fonctionnement d'un réseau étendu (WAN), en séparant le matériel réseau de son mécanisme de contrôle.
Contrairement aux WAN traditionnels qui reposent sur des technologies matérielles coûteuses et rigides, le SD-WAN utilise des logiciels pour contrôler la connectivité, la gestion des ressources et les services de sécurité sur des réseaux géographiquement dispersés. Cette approche permet une flexibilité accrue, une meilleure utilisation des ressources et une réduction des coûts pour votre organisation. Cisco indique que cette solution réduit de 65% les coûts inhérents à la connectivité.
Pourquoi le SD-WAN est devenu si important dans la protection de vos terminaux ? Parce qu’il offre une connectivité à la fois sécurisée et optimisée, entre les utilisateurs finaux et les ressources de l'entreprise.
En résumé, le SD-WAN permet de gérer de manière centralisée la sécurité et les performances du réseau, tout en garantissant que les terminaux soient toujours connectés de manière sécurisée, peu importe où ils se trouvent.
De plus, il facilite la mise en place de politiques de sécurité cohérentes et la surveillance en temps réel des flux de données.

Il existe différents types de SD-WAN
- Le SD-WAN Overlays utilise les réseaux existants (MPLS, Internet, LTE) pour créer une couche de contrôle logicielle qui gère les politiques de routage et de sécurité.
- L’integrated SD-WAN combine les fonctionnalités SD-WAN directement dans les routeurs et les appliances de sécurité, offrant une solution intégrée et souvent plus performante.
- Le Cloud-Delivered SD-WAN fournit des services SD-WAN via le Cloud, permettant une gestion simplifiée et une mise à jour automatique des fonctionnalités de sécurité et de performance.
Quel rôle spécifique joue le SD-Wan dans la prévention des cyberattaques ?
Le SD-WAN joue un rôle fondamental dans la prévention des cyberattaques, y compris face aux ransomwares.
En segmentant le réseau et en appliquant des politiques de sécurité strictes, le SD-WAN limite la propagation des malwares et garantit la protection des terminaux contre les accès non autorisés.
Par exemple, si votre entreprise utilise une solution SD-WAN avec des fonctionnalités de micro-segmentation et d'analyse comportementale, elle peut détecter et isoler rapidement un terminal compromis, empêchant ainsi le ransomware de se propager à d'autres parties du réseau.
Comment déployer du SD-WAN de manière optimale ?
Nos 4 conseils pour une mise en œuvre efficace du SD-Wan
1. Choisissez les bons partenaires. Comment ? En sélectionnant des fournisseurs de SD-WAN réputés et des intégrateurs expérimentés pour garantir une mise en œuvre sans heurts. Nous vous fournissons une liste des meilleures dans le paragraphe ci-dessous.
2. Prenez soin de bien former vos équipes et vous assurer en particulier que les services IT sont au fait des spécificités du SD-WAN et des bonnes pratiques en matière de sécurité et de gestion des performances.
3. Comme il est souvent recommandé pour minimiser l’erreur humaine, automatisez les processus pour simplifier la gestion des politiques, la surveillance du réseau et les mises à jour de sécurité.
4. Et n’oubliez pas d’effectuer des tests réguliers, et procédez en particulier à des pentests et des audits de sécurité récurrents pour identifier et corriger les vulnérabilités potentielles.
Quels sont les produits les plus utilisés pour le SD-Wan ?
- Cisco SD-WAN : il fournit une gestion centralisée, des fonctionnalités de sécurité intégrées et une optimisation des performances.
- VMware SD-WAN (anciennement “by VeloCloud”) : il offre une connectivité fiable, une sécurité robuste et une simplicité de gestion.
- Fortinet Secure SD-WAN : il intègre des fonctionnalités de sécurité avancées et une gestion centralisée pour une protection complète des réseaux distribués.
- Silver Peak Unity EdgeConnect : il propose une gestion unifiée des WAN avec des capacités de sécurité et de performance optimisées.
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